CHAP III - Entre blanc et noir.

« Mais pour ceux qui ont envie d'un peu de lumière ... Peut-être pourriez vous venir avec nous. » Anahaël
 

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 Petit virée en terre inconnue

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MessageSujet: Petit virée en terre inconnue   Mar 02 Avr 2013, 10:57


Maëlle se réveilla durement cette nuit là. Le sol sur lequel elle dormait jusqu'à lors paisiblement, se rafraichissait au fur et à mesure que la nuit passait. Les dernières nuits non plus la jeune louve n'avait pas trouvée le sommeil, se demandant finalement si cela lui arriverait un jour de dormir paisiblement et relâché son attention quelques minutes au moins. Son cerveau ne cessait jamais d'être en action, surtout ces temps-ci où il était beaucoup en action. Changeant de lieu chaque nuit quasiment, elle n'en trouva guère un plus confortable qu'un autre au point d'y rester plusieurs jours. Rester plusieurs jours au même endroit était dangereux, et cela, Maëlle savait bien. Soupirant après s'être retournée plusieurs fois, elle finit par se relevé péniblement et avec difficulté. Cela faisait également quelques jours qu'elle n'avait presque rien mangé, la nourriture se faisant rare même si c'était la seule chose qui guidait ses pas. Amaigri et fragile, elle n'en restait pas moins dangereuse et imprévisible. Un rat passa devant elle, s'arrêtant et la fixant de ses petits yeux sournois. Maëlle claqua des dents, ce qui le dissuada de rester quelques secondes de plus en ces lieux et disparut dans la pénombre. N'ayant pas le cœur à une course poursuite, elle prit la route sans se retourner.

Elle cherchait un petit brin de chaleur ou bien quelqu'un qui pourrait la guider vers un endroit où la nourriture affluerait. Elle en avait l'eau à la bouche et ravala sa salive légèrement. Le seul endroit qu'elle trouva était cette grotte, qui par habitude est côtoyée la journée et légèrement éclairée également. Reniflant l'air, rien ne me disposait à inquiétée la louve qui décida de se secouer et de s'étirer afin de mieux se réveiller. La nuit serait-elle propice aux nouvelles rencontres? Seul le temps pouvait le dire. Un bruit interpella la louve qui leva les oreilles dans la direction d'où il provenait, remuant légèrement la queue. Elle était maintenant réveillée et de bonne humeur, espérons que cette rencontre n’entache pas sa soirée.
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Dernière édition par Maëlle. le Ven 12 Avr 2013, 09:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Petit virée en terre inconnue   Mer 10 Avr 2013, 17:34

R.oman ♪



Qu'est-ce que tu faisais, debout à cette heure qui d'ordinaire te voyait dormir ? Tu ne savais pas toi-même. Tu en avais assez d'être dans la tanière, oui, de cela tu en étais sûr - mais cela ne justifiait pas ta promenade tardive. Tu n'avais pas d'explications. Tu étais parti juste pour partir.

Ta marche t'avait mené à la grotte des Sentiments. Tu te demandas ce que tu faisais ici. Qu'est-ce que tu espérais ? Une rencontre amicale ? Avec qui ? Et pourquoi ? Tu ne savais pas. Tu ne savais rien. Tu pouvais supposer que tu voulais voir d'autres canidés pour sortir de ta vie médiocre mais c'était là une supposition ridicule. Ta vie serait toujours médiocre. Tu serais toujours un pauvre crétin sans importance, qui jamais n'ose se démarquer. Tu mourrais sans que personne ne s'en rende compte, parce que tu resterais insignifiant. Tu n'étais pas et tu ne serais jamais un grand dans les Souterrains, tu ne prouverais jamais ta valeur. Tu étais condamné à rester ce que tu étais : un loup rachitique, solitaire et démuni.

Tu étais démuni, oui. Tu l'étais suffisamment pour te perdre dans une grotte la nuit. Tu l'étais suffisamment pour rêver d'une existence paisible - même si plus personne ne connaissait le sens de cet adjectif ici. Tu l'étais assez pour t'apitoyer sur toi-même. Tu l'étais assez pour être désespéré.

Tu aurais pu apprécier la beauté des lieux lorsque le jour n'était plus. Tu aurais pu t'allonger sur le sol et sombrer dans le sommeil. Au lieu de ça, tu continuas à marcher. Où voulais-tu aller ? Nulle part. Tu n'avais jamais eu de destination en tête. Tu étais parti pour partir - tu marchais pour marcher. Tu avais le ventre vide depuis longtemps et si tu tombais d'inanition tu en serais satisfait. Malheureusement, tu ne le pouvais pas. Ton dernier repas remontait à seulement deux jours.

Tu posas la patte sur une vieille branche qui avait servi de jouet à des petits. Ton poids l'écrasa et elle craqua. Tu maudis ta maladresse. Le bruit avait éveillé l'attention d'une louve qui se trouvait à une dizaine de mètres de toi. C'était étrange, tu ne l'avais pas remarquée au début. Elle leva les oreilles vers toi et remua légèrement la queue. Elle paraissait de bonne humeur, tout le contraire de toi.

Tu ne pouvais pas l'éviter, aussi allas-tu vers elle. Peut-être cette louve était-elle la personne qui tu espérais croiser. Tu ne la connaissais pas mais la grotte n'était-elle pas réputée pour produire de magnifiques rencarts ? Arrivé à la hauteur de la louve, tu marmonnas un vague :

« Bonsoir. »
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MessageSujet: Re: Petit virée en terre inconnue   Jeu 11 Avr 2013, 13:46

Alors que de plus en plus une silhouette s'était dessinée sur le sol, un grand loup noir fit son apparition. Il ne semblait pas d'aussi bonne humeur que la jeune louve, mais pourtant, elle décida de ne pas en prendre compte, levant les oreilles toujours en avant, montrant qu'elle ne se laisserait pas aller à la solitude ce soir.

« Bonsoir. »

C'était un bon début, pensait-elle. Il lui avait adressé la parole, ainsi donc, il était d'humeur à parler et non à agir. Maëlle se retrouva face à lui et s'assit, le regardant la tête penchée puis répondant à son tour, d'un ton plus joueur.

- Bonsoir, monsieur le loup.

Ne connaissant pas son prénom, elle ne l'avait étrangement jamais croisé, elle lui inventa un surnom, histoire de mettre les choses aux clairs entre aucune hostilité. Elle repris de nouveau la parole, cherchant à faire avancer les choses.

- Je m'appelle Maëlle.. Et toi ?


S'étirant doucement et légèrement, son ventre grogna d'impatience. Oui, il étant temps qu'elle mange mais pour une fois que la compagnie de certains ne lui déplaisait pas! Et même pour une fois qu'elle trouvait quelqu'un à qui parler, elle n'allait pas partir comme cela. Pas maintenant. Faisant donc abstraction de son appétit, elle resta à attendre et regarder le dit loup, attendant une réaction de sa part. Soudain, un petit mulot surgit devant elle et elle le regarda courir. La tentation était plus que grande, mais elle parvint à la surmonter, fixant tout de même le petit individu qui gambadait innocemment. Pour contrer les bruits de son estomac, Maëlle reprit la parole.

- Belle soirée...

Il allait surement la trouver bavarde. Elle regarda ailleurs, pensant à autre chose. Le jeune loup, était-il seulement jeune, qui était devant elle la perturbait un peu. Était-ce le lieu ou bien seulement la faim qui faisait croire des choses à la jeune louve? Étrangement, elle soupira, pensant que son esprit lui jouait encore des tours.

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MessageSujet: Re: Petit virée en terre inconnue   Jeu 11 Avr 2013, 17:20

R.oman ♪



Tu ne bougeas pas, contrairement à la louve qui se mit sur son séant en te dévisageant, la tête inclinée sur le côté. Tu ignorais si elle était d'humeur à discuter un peu ou si au contraire elle préférait le silence. Quoique, d'après son air joueur, voire bon enfant, elle semblait plus encline à la conversation. Tu te dis qu'au moins, tu n'étais pas tombé sur quelqu'un d'agressif.

- Bonsoir, monsieur le loup.

Cette phrase parvint à te faire sourire. Tu n'aurais jamais eu l'idée de la prononcer, mais la manière dont la louve l'avait lâchée dissipa un peu ton humeur morose. On ne t'avait jamais appelé de la sorte et c'était si puéril, presque mignon que tu ne pouvais qu'apprécier.

- Je m'appelle Maëlle.. Et toi ?

Cette question rituelle, tu n'aurais pas pensé à la dire non plus. Tu étais coincé, comme individu. Tu n'aimais pas débuter les dialogues car tu ne savais jamais comment t'y prendre. Or, Maëlle résolvait le problème en se chargeant elle-même des débuts de bavardage. Votre rencontre était providentielle - ou paraissait l'être. Un mulot passa devant vous, interrompant tes réflexions. Tu compris que tout comme toi, Maëlle avait faim. Tout le monde avait faim, dans les Souterrains. Tu crus qu'elle allait s'élancer derrière le rongeur mais elle n'en fit rien et se contenta de le regarder filer. Son estomac gargouillait et comme pour le cacher, elle reprit :

- Belle soirée...

Tu eus le sentiment de n'être plus l'unique coincé dans la grotte. Cela élargit ton sourire. Tu observas Maëlle à ton tour. Elle avait l'air un peu ailleurs. Tu l'entendis soupirer. Effectivement, la vie que vous meniez portait aux soupirs. Etait-elle d'humeur dépressive ? Elle avait l'air enjouée mais peut-être n'était-ce qu'un masque. Tu dis :

« Si on veut. »

Tu hésitas un peu puis tu ajoutas :

« Je m'appelle Roman. »
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MessageSujet: Re: Petit virée en terre inconnue   Sam 13 Avr 2013, 09:53

Voyant le loup toujours silencieux malgré les dires de la jeune louve, elle s’attrista légèrement. Qu'attendait-il donc de cette rencontre s'il restait si timide, pourtant, malgré son insistance, elle remarqua un sourire ce qui la rassura quelque peu. Après tout, un peu de bonheur ne ferait pas de mal dans ce petit monde. C'est vrai que la vie y était rude et pénible, nous mourrions tous de faim, les uns après les autres, sans qu'aucun ne puisse faire quelque chose. C'était une scène à laquelle il fallait assister tout les jours, dénués de sentiments, qui nous rendaient froid et dure comme la pierre et la boue qui nous entouraient. Maëlle tenait pourtant à conserver ce coté joueur d'elle et a en donner autour d'elle également, le sourire du loup la rassurant beaucoup. Une fois qu'il prit la parole, elle remua les oreilles, plus entrain et rassurer à présent.

« Si on veut. Je m'appelle Roman. »

Roman, comme les histoires. Elle ne put réprimander un sourire, tant son prénom était emprunt d'innocence et de pureté, se demandant si derrière celui-ci, il y avait une histoire. Malgré les chocs et la solitude, une part d'elle ne pouvait s'empêcher de se faire des amis ou de rester proches de gens, d'agir comme une meute, une mère, une sœur ou une compagne. Chacune parcelle de son être lui hurlait de ne plus rester seule, se demandant si elle finirait sa vie ainsi, elle aussi, dans la solitude, ayant perdu tout ceux auxquelles elle croyaient, auxquelles elle s'étaient attaché, même sa propre famille, qu'elle avait eut la chance de côtoyée, par comme tout ceux présent ici.

Le loup semblait hésitant, comme si il n'était pas d'humeur à la discussion ou même, à errer seul lui aussi. Etait-il peut-être lasser de cette vie, lui aussi. Elle ne le serra qu'en le connaissant mieux, de toute façon. Ne pouvant se retenir plus longtemps devant les couinements de la petite créature qui la narguait depuis tout à l'heure, Maëlle bondit dessus et l'acheva en un coup de gros bien placé sur le petit abdomen de la chose. Prenant dans sa gueule, elle s'avança vers Roman, et déposa la créature à ses pieds avant de le regarder dans les yeux et de laisser pendre sa langue, comme une jeune louveteau aurait fait, en signe de sympathie. Elle referma ensuite la gueule, pour se concentrer sur le jeune loup. Pouvait-elle imaginer avoir un ami un jour ? Quelqu'un de qui elle pourrait considérer qu'il serait de sa meute, ou même d'avoir une meute? Secouant ses pensées derrière un coup de tête, elle reprit la parole, plus hésitante que la dernière fois.

- Tu ne sembles pas très causant...

Elle baissa la tête, pensant que c'était peut-être elle qui était trop bavarde ce coup-ci. Elle ne savait plus vraiment comment faire avec les relations et les personnes qu'elles croisaient; C'était devenu un véritable combat. Soupirant de nouveau, elle commença à s'éloigner, pensant qu'elle se berçait encore d'illusion concernant une possibilité d'amélioration de cette vie si triste et morne dans ces souterrains. Se retourna vers le loup, elle lui adressa quelque chuchotement qu'elle savait parfaitement audibles par celui-ci.

- Garde cette proie, je te l'offre. J'en retrouverais une de toute façon..

Un air triste trainait autour d'elle et de son regard vers Roman. Décidément, non, ce n'était peut-être pas sa journée. Elle reprit le regard vers l'endroit sombre dans lequel elle avait l'intention de e dissimuler, encore une fois. Elle s'arrêta néanmoins avant de disparaître totalement dans la pénombre, tendant les oreilles, si jamais il avait quelque chose à lui dire, finalement, ou même, s'il voulait la retenir.
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MessageSujet: Re: Petit virée en terre inconnue   Sam 13 Avr 2013, 16:38

Tu la fis sourire. Est-ce que c'est un point positif ? Tu ne savais pas trop. Est-ce qu'elle se marrait ou bien est-ce qu'elle souriait juste pour sourire ? Elle avait l'air rassurée. Par quoi ? Tu n'avais dit que ton nom, ce nom qui n'avait rien de risible. Tu n'avais pas eu de réaction quand elle t'avait dit le sien. Tu te sentis idiot. Tu te dis que tu avais raté quelque chose. Tu te dis que tu étais complètement stupide. Tu savais que tu étais paranoïaque. Est-ce que la paranoïa menait à l'imbécillité ?...

Tu t'égarais. Maëlle s'en alla. Elle sauta sur le mulot qui piaillait joyeusement. La joie devait emmerder Maëlle. Vous viviez dans un monde pourri où le bonheur, il n'existe pas. Et ce n'était pas un vilain rongeur inférieur comme le mulot qui allait vous gâcher votre malheur, bon sang ! Qu'elle crève, cette proie qui ne méritait pas de vivre. Qu'elle se taise. Ses cris vous meurtrissaient l'ouïe. Et puis s'ennuyer dans une grotte, ça donne faim. Maëlle revint, tenant la chétive pécore dans sa gueule. Elle l'avait fermée, sa grande bouche, la souris, hein. Tu t'égarais encore plus. Bah, après tout, tu n'avais rien à perdre.

- Tu ne sembles pas très causant...

Elle avait dit ça après avoir déposé sa victime à tes pattes. Oui, il fallait que tu manges ça. Tu avais faim mais bon, tu savais chasser tout seul quand même... Ca, c'était ton égoïsme qui ressortait. Maëlle te faisait un cadeau, elle te regardait même avec la gueule ouverte et la langue sortie. Elle voulait sans doute te rappeler l'euphorie d'avoir un louveteau tout mignon tout gentil à côté de soi. Bref. Elle te fit donc remarquer que tu ne disais rien. Ah, tiens ? Elle avait refermé la gueule. Elle aussi se sentait bête, peut-être. Alors, pour tuer le temps, elle te faisait des remontrances sur ton silence. Qu'est-ce que tu devais répondre à ça ? Ah ouais, je suis pas causant mais t'inquiète j'ai d'autres qualités !... Nul. Tu étais nul, tu étais coincé, tu étais un bouffon et en plus tu n'avais pas d'imagination.

- Garde cette proie, je te l'offre. J'en retrouverais une de toute façon..

Maëlle te murmura ça après avoir baissé la tête - elle aussi se sentait idiote, visiblement - et avoir commencé à partir. Oui, elle te reprochait de ne rien dire puis elle se barrait. Ca voulait dire qu'en fin de compte, ton fermage de bouche l'arrangeait bien et lui permettait de se casser. Où allait-elle ? Et pourquoi te plantait-elle là sans prévenir ? Elle avait l'air si gaie tout à l'heure. Comme quoi, hein, pas de bonheur dans ces Souterrains que vous haïssiez tous.

Maëlle te regarda d'un air triste. Puis elle reprit son chemin pour être engloutie par la nuit. Elle s'arrêta cependant, comme si elle attendait quelque chose de ta part. Tu baissas les yeux vers le mulot. Soit tu le bouffais et tu laissais Maëlle se tirer, soit tu le repoussais et tu rejoignais Maëlle. Le problème, c'était que tu crevais de faim. Alors hein ?... Tu finis par lancer :

« Où allez-vous ? »

Après quoi, tu ramassas ce mulot et tu t'approchas un peu de Maëlle. Tu gardas tes distances, au cas où elle te sommerait de dégager et de la laisser tranquille. Tu profitas de ses réflexions pour croquer le rongeur et l'avaler rapidement, sans même savourer. Tu te passas la langue sur les babines. Au moins avais-tu quelque chose dans l'estomac.
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MessageSujet: Re: Petit virée en terre inconnue   Dim 14 Avr 2013, 10:52

Finalement, le loup en avait peut-être quelque chose à faire de sa compagnie. Elle le regarda, d'abord silencieusement quand il s'approcha, puis quand il prit la parole, l'écouta attentivement.


« Où allez-vous ? »


Visiblement, c'était une question de dernier secours. La jeune louve retroussa doucement les babines quand il la vouvoya et répondit aussitôt, aussi sec.

- Tutoie moi, Roman.

Puis finit par lui sourire et s'assoir de nouveau, après avoir remarquer qu'il avait mangé la proie qu'elle lui avait donnée, cela la rassurait un peu. Il semblait autant perdu qu'elle dans à ce moment là, c'était assez étrange et confus à la fois. Comment devait-elle réagir? Elle ne le savait pas. Se léchant d'abord la patte, puis l'autre, elle finit par reprendre la parole sur un ton plus enjoué cette fois.

- Je vais partout et nulle part à la fois. Qui sait où sera sa future maison, aujourd'hui.


Un soupire sortit de sa gorge, après quelques instants de réflexion, elle se releva et prit une marche, décidant à marcher un petit peu dans cette grotte qu'elle n'avait encore jamais découvert jusqu'à présent. Elle croisé un couple de loup qui jouait tout les deux, s'arrêta un instant pour les observer avant qu'il ne disparaisse dans la pénombre. Ses oreilles bougeaient dans tout les sens, essayant de capter le moindre mouvement. Plus rien. Cette magie s'était envolée. Soupirant, las encore une fois. C'était un bonheur rare ces temps-ci, les proies manquaient, les rivières se faisaient vides. Maëlle manquait d'air frais, d'attention et d'une envie de revivre une nouvelle fois. Elle regarda alors Roman, essayant de trouver quelque chose qui pourrait la réconfortée chez lui. Il semblait perdu et encore bien jeune, ou bien était-ce peut-être qu'il était tout simplement fou à force de vivre dans ce trou. Cette idée fit sourire la jeune louve qui lui posa donc la question.

- Es-tu fou ? Je te sens.. distant, hésitant et .. Tu ne dois pas avoir l'habitude, comme moi, je suppose, d'avoir de la compagnie..


Ces paroles étaient un peu fouillis, mais l'essentiel était là. Le manque de vie sociale était présent partout, parfois, quelqu'un se contentait d'une amitié passagère, d'autre se contentait d'une compagnie d'une vie ou encore, d'une famille. La sienne l'avait quittée maintenant il y a déjà quelques temps. Soupirant, elle essaya de toujours sourire mais sa bonne humeur se mâta d'un coup et tomba en même temps que le reste de son corps sur le sol, préférant la fraicheur de celui-ci à la chaleur d'un être vivant. Elle posa son museau sur ses pattes et gémit doucement, comme une mélodie. La solitude lui pesait vraiment et entachait sa bonne humeur. Pourtant, rare était les moments où elle se posait la question de vie ou de mort, de bonheur ou de joie. Mäelle vivait au jour le jour, sans pensée à l'avenir, ni au passé, ni au présent parfois. Ce qui arrivait arriva et ce qui devait arriver, arrivera. C'était dans l'ordre des choses. Un hurlement perçant se fit entendre lorsqu'elle ouvrit la gueule et hurla dans les profondeurs de la taverne. Certains répondirent à son appel et plusieurs voix se firent entendre dans le silence des souterrains.
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MessageSujet: Re: Petit virée en terre inconnue   Sam 20 Avr 2013, 17:35

Tu eus un peu peur lorsque, après avoir entendu ta question, Maëlle retroussa les babines pour dévoiler ses crocs. Tu te demandas si elle allait te sauter dessus et te mordre. Tu ne voyais pas ce que tu avais fait de mal, mais qui sait, Maëlle était peut-être en manque de méchanceté.

- Tutoie moi, Roman.

Ah bon, ce n'était que ça. Tu te sentis un peu mieux. Si Maëlle ne te demandait rien de plus difficile, alors tout allait bien. Elle te sourit puis s'assit. Tu remarquas qu'elle bougeait beaucoup, alors que toi tu ne faisais pratiquement rien. La paresse était ton principal défaut. Jusqu'ici, tu te l'étais reproché souvent. Tu ne changeais cependant pas et tu savais que tu ne changerais jamais. Tu regardas Maëlle, qui à présent lavait ses pattes. Les tiennes étaient sales aussi. Tu n'avais pas pris la peine de les nettoyer en quittant la tanière. Maintenant, elles étaient couvertes de taches de boue et de poussière. Tu n'étais pas très à l'aise, mais tu finis par imiter Maëlle et passer ta langue sur tes pattes antérieures.

- Je vais partout et nulle part à la fois. Qui sait où sera sa future maison, aujourd'hui.

Elle avait dit ça plus joyeusement. Ses paroles étaient bizarres, en un certain sens. D'après toi, la tanière était le seul endroit vraiment susceptible de vous abriter. C'était là que vous viviez tous non ? C'était là votre maison. Vous deviez la partager avec bien d'autres, mais il y avait une parcelle de territoire qui vous appartenait, à vous, rien qu'à vous. Du moins voyais-tu les choses ainsi. Maëlle était sans doute différente de toi. Ladite Maëlle poussa un soupir. Tu te demandas pourquoi. Tu ne comprenais pas pourquoi elle était si déroutante. Un moment elle souriait, l'autre elle semblait prête à fondre en larmes. Qu'est-ce qu'elle avait ? Son comportement te mettait de plus-en-plus mal à l'aise. Tu n'aimais pas l'atmosphère que cela créait. Maëlle se leva et commença à marcher, te laissant en plan. Qu'est-ce que tu devais faire, à part cesser ta toilette ? Tu hésitas. Est-ce qu'elle voulait être seule ou est-ce qu'elle désirait que tu l'accompagnes ? Tu ne savais pas. Tu finis par opter pour poser tes pas dans les siens. Quand elle s'arrêta, tu ne vis pas le couple de loups. Tu vis juste ses oreilles remuer en tous sens. Tu levas la tête et humas l'air pour savoir ce qui l'intriguait et tu perçus les effluves du duo. Tu scrutas les ténèbres, espérant les apercevoir mais tu jouas de malchance. Maëlle se tourna vers toi, te regarda comme si elle cherchait à te déchiffrer.

- Es-tu fou ? Je te sens.. distant, hésitant et .. Tu ne dois pas avoir l'habitude, comme moi, je suppose, d'avoir de la compagnie..

C'était une question étrange qui te pris au dépourvu. Tu étais en effet distant et hésitant. Fou ? Tu l'ignorais. Peut-être. Quoique cela t'étonnerais. Dans ta vie, tu avais croisé un jour un chien réellement fou et tu ne pensais pas être comme lui. Il y avait plusieurs formes de folie, sans doute. Tu ne les connaissais pas vraiment. En vérité, tu ne voyais pas ce que Maëlle voulait dire. Est-ce que ses mots signifiaient que tu n'en pouvais plus d'être enfermé ici ? Si tel était le cas, ce n'était pas vrai. Tu étais né dans les Souterrains, tu n'avais jamais vu et tu ne verrais jamais ce qu'il y avait au dessus et cela ne te manquait donc pas. Tu n'avais pas d'envies délirantes de sortir, de partir. Si c'était là un moyen d'être fou, tu ne l'étais pas. Il était plus exact que tu n'avais pas l'habitude d'être avec quelqu'un. Aussi acquiesças-tu légèrement d'un signe de tête. Presque aussitôt, Maëlle te répondit par un second soupir. Puis elle se laissa choir sur le sol, ce qui te fis sursauter. Elle poussa un gémissement après avoir posé sa tête sur ses pattes et son cri te fit frissonner. Cela te rappelait un loup que tu avais tué, il y avait de cela longtemps. Quand il avait dévoré la viande empoisonnée par tes soins, il avait poussé le même gémissement. Il était mort une heure ou deux plus tard. Est-ce que Maëlle agonisait, elle aussi ? Tu espérais bien que non. Elle se contenta d'ouvrir la gueule et d'hurler. Quelques voix se mêlèrent à la sienne. Tu te mis sur ton séant et ramenas ta queue contre tes pattes. Tu pointas ton museau vers la voûte de la caverne. Tu n'hurlas pas. Tu restas là, écoutant la mélodie et les échos qui se répercutaient contre les murs de pierre. Tes oreilles étaient plaquées à l'arrière de ton crâne, ce qui te n'empêchais pas d'entendre nettement les plaintes de tes congénères.


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MessageSujet: Re: Petit virée en terre inconnue   Mar 23 Avr 2013, 05:14

Les hurlements cessèrent et pourtant, la peine était toujours là. Le vide remplit la grotte, le tunnel puis plus rien. Le bruit assourdissant était partie et la solitude était revenue. Maëlle regarda derrière elle et vit le jeune loup, semblait terrifié par les hurlements qu'il venait d'entendre. Elle se rapprocha de lui, pensant qu'il était surement beaucoup plus jeune que ce qu'elle pouvait penser. Laissant sa langue pendre, elle le regardait d'un air amusée et lui donna un petit coup de museau. La belle voulait jouer un petit peu, s'amuser et rigoler avec cet inconnu qui pourrait peut-être devenir un ami à elle, bien qu'il semblait assez étrange dans ce milieu. Mais qui ne l'était pas ? Elle était peut-être la seule qui  était encore normale, même si elle n'avait connue rarement l'extérieur. Tout cela était assez comique. Alors, doucement, Elle lui mordillait l'oreille, pour l'embêter un petit peu. Allait-il seulement réagir? Elle se mit alors à courir, à travers la tanière et le tunnel, faisant des zigzag et jappant de joie. Sautant, bondissant, elle courait dans tout les sens et finit par se roulée à terre.

C'était peut-être elle, la plus folle d'entre eux d'eux, après tout, elle ne connaissait que les joies factices qu'elle se créaient. Elle était alors au sol, les pattes en l'air et regardait le mur de terre qui était au dessus d'elle, imaginant un instant la vie à l'extérieur. Était-elle plus simple ? Moins solitaire, avec une meute, une famille. Certes, le fait que tout ces canidés et ces lupins soient réunis au même endroit, même s'il ne se connaissent pas, c'était une famille. Éloignée, mais s'en était une. Pourtant, la jeune louve aurait aimée une famille plus petite et plus proche, rien qu'à elle. Retrouver ses parents, et redevenir l’innocence qu'elle avait connue.

Roulant sur le ventre, elle regarda alors Roman, son nouvel ami, si elle pouvait l'appeler ainsi. Elle ne savait même pas s'il la considérait comme tel ou bien seulement comme une source de distraction de la journée.

- Tu veux jouer avec moi ?

La jeune louve laissa pendre sa langue et battre de la queue, alors qu'elle regardait le jeune loup en face d'elle. Soudain, un bruit sourd. Un grondement, encore une fois, la terre tremblait. C'était fréquent, souvent dans ces souterrains. Pourtant, cette fois, c'était une secousse un peu plus fort. Une pierre craqua et tomba juste devant la louve, qui fit un bond en arrière, plaquant les oreilles sur sa tête et mettant la queue entre les jambes. Plusieurs pierres tombait, elle allait être coincée ici. Essayant de trouver une issue, les pierres les bouchaient une à une; plaquant la jeune louve contre le mur.  Elle était coincée dans un minuscule endroit, avec de la place que d'un seul loup,  qui manquerait bientôt d'air. Gémissant, elle grattait les pierres, essayant de se frayer un chemin. Paniquée, de peur de mourir elle aussi dans ce trou, elle grattait de toute ces forces. Elle espérait seulement que Roman allait bien, lui au moins.

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MessageSujet: Re: Petit virée en terre inconnue   Sam 27 Avr 2013, 17:48

Quand cessèrent les cris, tu ne te sentis pas vraiment mieux. Tu baissas la tête vers le sol. Tu entendais encore les hurlements, ils résonnaient en toi. Tu avais failli y participer mais tu avais renoncé au dernier moment, parce que quand tu hurlais à la mort tu avais une voix aiguë, fluette, que tu haïssais. Tu avais presque oublié que tu étais en présence de Maëlle et tu fus surpris en la voyant s'approcher de toi. Elle avait l'air jouette. Tu commençais à en avoir marre de ses changements d'humeur. Tu l'avais vue s'écrouler sur le sol de désespoir, non ? Alors pourquoi te regardait-elle joyeusement ? Pourquoi te donnait-elle un coup amical sur le museau, comme pour t'inciter à jouer, à la suivre, à gambader dans la grotte ? Tu n'en avais pas envie. Elle te mordilla l'oreille sans méchanceté. Voulait-elle vraiment jouer ?... Cela faisait un temps fou que tu avais perdu l'envie de te laisser aller dans l'enfance, dans l'insouciance et la candeur. Tu ne t'amusais jamais. L'idée ne t'effleurait même pas.

Maëlle se mit à bondir dans tous les sens en jappant après toi. Elle voulait que tu te bouges, que tu danses avec elle pour exprimer ton bonheur de vivre. Elle voulait que vous redeveniez des louveteaux si mignons et si pelucheux qui se bagarrent pour rire. Elle voulait que vous oubliiez vos responsabilités d'adultes, votre vie misérable. Du moins, tu pensais que c'était là ses désirs. Tu ne te sentais pas d'humeur à suivre Maëlle dans ses cabrioles. Tu t'en sentais incapable. Tu ne possédais pas sa bonne humeur. Et cela t'énervait un peu. Maëlle se roulait par terre et toi tu restais planté là à la regarder. Tu te levas. Tu t'apprêtas à dire franchement à Maëlle que tu ne pouvais (pour ne pas prononcer le mot : voulais) pas t'amuser avec elle, que c'était au-dessus de tes forces, mais elle te devança en te lançant gaiement :

- Tu veux jouer avec moi ?

N
on. Non, tu ne voulais pas. Ce qui te restait de naïf, tu l'avais perdu en tuant un loup. Ce qui te restait d'enthousiasme, tu l'avais perdu en voyant mourir la louve que tu aimais. Ce n'était pas mauvaise volonté de ta part. Tu ne voulais pas. Tu ne pouvais pas. Tu étais (tu pensais être) un canidé sérieux, réservé. Maëlle avait l'air si gentille que tu fus peiné pour elle. Elle t'invitait à la suivre dans son monde enfantin et tu refusais. Tu n'avais pas son état d'esprit. Tu secouas lentement la tête. L'instant d'après, comme pour imiter ton geste, un grondement sourd sortit de la terre qui se mit à trembler. Maëlle et toi vîtes une pierre s'effondrer entre vous deux, comme pour vous séparer. Cela s'était passé tellement vite que tu restas interdit, ne sachant que faire. Tu sentis le sol bouger sous tes coussinets et cela t'alarma, t'arrachant à ta stupeur. Tu ne t'habituerais jamais aux tremblements qui secouaient les Souterrains. Tu détestais cela. Pour toi, la terre n'était pas censée bouger. C'était la seule chose solide, sûre, que vous possédiez et quand elle remuait, tu étais paniqué. C'était normal, probablement. Tout le monde devait être dans ton cas.

Tu ne sus pas ce qu'advint Maëlle. Tu ne la vis plus et tu ne pensas d'ailleurs pas à elle. Une voix dans ta tête te hurlait de fuir, de sauver ta propre vie sans te tracasser de celle des autres. Tu fis brusquement demi-tour, prêt à partir au triple galop dans la tanière, ce que tu fis. Cependant, au bout de quelques foulées, une longue pierre pointue tomba sur toi. Tu tentas de l'éviter mais tu fus trop lent et elle s'écrasa sur ton crâne. Tu poussas un hurlement et t'affalas sur le sol. Des étoiles dansèrent devant tes yeux. Tu entendis lointainement le bruit que faisaient les autres roches en étant en proie à l'attraction terrestre. Puis cela parut se calmer un peu, jusqu'à l'arrêt total. Tu restas encore quelques instants étendu par terre sur le flanc, le temps de reprendre tes esprits. Ensuite tu te relevas avec difficulté. Tu te secouas pour te dégager des gravats qui s'étaient accumulés sur toi. Tu éclaboussas de gouttes sanglantes les environs. Tu avais effectivement une longue estafilade sur la figure, du sommet de ton crâne jusqu'à la base de ton museau. La plaie te piquait et du sang coulait, t'aveuglant l'oeil droit. Tu n'osas pas toucher à ta blessure de peur de te faire encore plus mal. Tu te retournas et tu perçus les bruits que faisait Maëlle en essayant de se libérer de sa prison de pierre. Tu t'avanças vers elle sans savoir que faire. Tu regardas le mur de roches. Tu te sentis impuissant. Tu te passas la langue sur les babines pour y récupérer l'hémoglobine qui y dégoulinait. Tu réfléchis mais ne vis pas de moyen pour aider Maëlle. Poussant un soupir de résignation, tu finis par crier :

« Maëlle ? Tu m'entends ? »

Si elle te répondait, elle te dirait peut-être que faire. Tu attendis, le coeur battant fort dans ton poitrail.
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