CHAP III - Entre blanc et noir.

« Mais pour ceux qui ont envie d'un peu de lumière ... Peut-être pourriez vous venir avec nous. » Anahaël
 

Partagez | 
 

 « Si la joie prolonge la vie, alors je suis immortelle. »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Anahaël
Fondatrice
avatar


MessageSujet: « Si la joie prolonge la vie, alors je suis immortelle. »   Mar 14 Mai 2013, 11:07



FREEDOM


Soleil levant, lumière venant, je me réveille à l’aube au milieu des canidés endormis. Ils soupirent dans leurs rêves, agitent les pattes, tandis que certains se réveillent et que d’autres partent. Je me mets debout, m’ébroue, et d’un pas de loup je me dirige vers la sortie. Je ne produis aucun bruit, me faufilant entre les corps allongés. Seul mon ventre me trahi, gargouillant, se tordant sous la faim. Il faut manger Free’. C’est ce qu’ils auraient voulus.

Je lève les pattes bien haut devant moi, agrandissant mes foulés. Ma joie débordent, envahis la tristesse des autres. Les regards énervés que l’on me jette de m’arrête pas, au contraire. Soit le changement que tu veux voir dans le monde, disait ma mère. C’est ce que je fais maman. Je suis le changement. Je suis la propreté dans cette poussière, la tache blanche dans cet océan de noir, la joie dans ce monde de tristesse. Je suis moi. Cela énerve. Mais je ne peux pas changer. Et je suis fière de ne pas me laisser abattre, fière de résister à l’échec, fière de montrer à la vie que quoi qu’elle tente je suis plus forte qu’elle. Et alors, pour avoir lutté contre la vie, pour l’avoir battue, j’espère que la mort me fera une place bien au chaud auprès d’elle.

La faim me pousse vers le Tunnel Verdoyant. Certains animaux sont déjà en train de manger, et je cherche alors le moins concentré sur ses actes. Quand je pense repérer une bonne victime, qui a l’air ailleurs et qui tient un rat dans sa gueule, je remarque alors ses mamelles pendantes qui commencent seulement à se rétracter. Une mère. Ma morale me l’interdit. Plutôt mourir de faim que de voler la nourriture qu’elle ne va même pas garder pour elle. Dépité, je regarde ailleurs. Et je vois un loup, mordant dans son rat à pleine dent. Il arrache la moitié du dos de sa proie, des vertèbres entre les dents, et commence à mâcher consciencieusement la viande et les os. C’est le moment où jamais.

Comme si je traquais une proie, je marche au ras du sol vers le loup. Les autres me regardent, savent où je vais, ce que je vais faire, mais il s’en fiche. Tant que je ne touche pas à leur proie, je peux bien faire ce que je veux. Quand j’arrive près de ma cible, je contracte tous mes muscles et bondis en avant. J’ai peur de m’emmêler les pattes et de tomber, ce qui signerait ma perte. Mais au contraire, je pose doucement mes pattes sur le sol et accélère encore l’allure. On aurait pu croire que j’avais repéré une proie et que j’allais la traquer. Le loup le croyait en tout cas, car il n’a pas fait plus attention que ça à moi. Mais quand je le dépasse enfin et qu’il regarde ses pattes pour prendre une nouvelle bouché, son rat n’est plus là. Tenant le reste de nourriture dans la gueule, je pars en courant vers l’autre bout du Tunnel Verdoyant sans ralentir.

Le loup me course en hurlant de lui rendre ce qui lui appartient. Je déglutis en l’entendant se rapprocher, mais l’adrénaline me permet d’accélérer. Dans un dérapage contrôlé, j’exécute un quart de tour et m’engouffre dans l’un des tunnels du Labyrinthe Infini. Le loup me suit toujours. Je tourne à gauche, à droite, sans jamais me retrouvé dans une impasse et sans jamais me perdre. Je connais ce labyrinthe aussi bien que mon pelage. Si je m’y perds, c’est que je suis morte, et destinée à y errer tout le restant de mes jours. Je m’enfonce toujours plus entre les allés, ne ralentissant même pas pour reprendre mon souffle, et au bout d’un long moment, je sens que le loup s’est arrêté. Il ne veut pas se perdre, ce qui est pourtant sûrement déjà fait.

Je m’arrête à un carrefour, histoire de ne pas être prise au dépourvue si quelqu’un arrive, mais surtout afin de pouvoir fuir, puis m’allonge pour reprendre ma respiration, et pour manger. Il ne reste que la moitié du rat. Du petit rat. Mais cela me suffira pour l’instant. J’essaierai d’attraper – façon de parler – quelque chose d’autre plus tard.

Nouveau RP posté ; 7 points. Etat : ajoutés.
700 mots ; 14 points. Etat : ajoutés.


Dernière édition par Corax. le Mer 29 Mai 2013, 10:53, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Narcotika
Modérateur
avatar


MessageSujet: Re: « Si la joie prolonge la vie, alors je suis immortelle. »   Lun 20 Mai 2013, 12:00

    Je vaquais, tranquillement. Posée. Comme si tout les soucis du monde s'en étaient allés. Mais non. Non, ce poids était omniprésent. Lourd. Douloureux. Il me suivait, me courbait sous son poids. Lourd. Douloureux. J'en avais mal, un mal de chien - comme on dit. Pourtant, j'arrivais presque à l'oublier. A le mettre de côté, me concentrer sur autre chose. Ce loup qui court après une jeune chienne, par exemple. Je les regarde qui me dépassent. Le loup s'arrête quelque secondes après, essoufflé? Non. Il ne veut pas se perdre. Mais l'autre continue, animé par un souffle que je ne comprend pas.
    La survie.

    Et soudain, l'odeur me vint aux narines, chatouille mes sens. De la viande. Et je comprend. L'autre lui a piqué, il est en colère et la poursuit. Mais dommage, ce gros balourd n'est pas assez rapide, pas assez vif, pas assez ce qu'elle est. Je rigole doucement, la jeunesse m'épatera toujours. Le loup grincheux qui semble enfin avoir remarquer ma présence me jette un regard noir. Je le fixe, de mes yeux bleus, mais j'ai vraiment peur. Il me terrifie. Il passe son chemin. J'empestais la peur à 30 mètre au moins.

    Si j'aimais cet endroit, ce n'était uniquement pour une raison : personne ne venait ici. Ou du moins, presque jamais. Je pouvais être seule, tranquille. A l'écart, presque à l'abri. Presque, car on ne l'est jamais. Je soupire, m'assois. Mais soudain, je repense à la chienne qui est partit à grande foulée quelque part dans le labyrinthe. Moi même, après y avoir passé du temps, j'arrive à m'y perdre. Et pourtant, elle, elle y a foncé tête baissé. Je plisse les yeux.

    Qu'est-ce qu'il se passera pour elle ? Si elle ne trouvait plus jamais la sortie ? Au fond de moi, je savais qu'elle s'en sortirait. Si la chienne avait été assez maligne pour piquer une proie à un loup, alors elle serait sûrement assez maligne pour laisser son ouïe la guider à la sortie. Dans le meilleur des cas. Et dans le pire.. Je n'osais même pas imaginer.

    Mon instinct de gentille sauveuse me guida doucement dans les allées. J'avais conscience de pouvoir l'effrayer. Soudain, elle était là. Dévorant sa proie avidement. Depuis combien de temps n'avait elle pas mangé? Une jeune danoise, je crois. J'imagine qu'elle ne savait toujours pas que j'étais là. Je m'installais plus loin, presque en face d'elle. Et je m'asseyais.

    400 mots ; 8 pts ; ajoutés.
Revenir en haut Aller en bas
Anahaël
Fondatrice
avatar


MessageSujet: Re: « Si la joie prolonge la vie, alors je suis immortelle. »   Mer 29 Mai 2013, 09:46



FREEDOM


L'odeur du rat m’emplis les narines, si bien que je ne sens pas la louve arriver. Je continue de mâcher, les yeux fermés, à l'écoute. La viande de rat n'est pas très bonne. Maman nous rapportait toujours des musaraignes ou des campagnols, puisqu'elle chassait la nuit. C'était meilleur. Mais bon, je prend ce que je peux prendre, et me contente donc de ce que je trouve. Et aujourd'hui, c'est un rat.

Un bruit me fait ouvrir les yeux et je remarque la louve, assise devant moi. Je la regarde sans bouger, près à déguerpir au moindre de ses gestes, mais elle ne bouge pas. Toujours sur la défensive, je retrousse mes babines et me met à grogner. Un grognement puissant, malgré le fait qu'il vient d'une petiote comme moi.
FREEDOM: « Je ne partage pas.»
Et pourtant, je sais au fond de moi qu'elle ne me piquera pas ma proie. C'est mon instinct qui me le dit. Mais tous les jours, des loups et des chiens se font tuer, parce que leur instinct leurs disaient de se battre. Alors est-ce qu'il faut encore écouté son instinct, où est-ce que ce temps est révolu ?

Je continue de regarder la louve, attendant qu'elle parte, ou du moins qu'elle me réponde. la lumière étant très faible à cet endroit, j'ai du mal à la voir avec netteté, mais j'arrive tout de même à la conclusion que son pelage est noir et que ses yeux sont bleu. De jolies yeux bleu. Je meurs d'envie d'aller vers elle, de lui dire bonjour, de voir si elle a un instinct maternel et voudrait bien me prendre sous son aile ... Mais j'ai peur. Peur que ce soit une ruse, peur qu'elle me fasse du mal, peur qu'elle me prenne ma proie et que je meurs de faim ...

300 mots ; 6 points. Etat : ajoutés.
Revenir en haut Aller en bas
Narcotika
Modérateur
avatar


MessageSujet: Re: « Si la joie prolonge la vie, alors je suis immortelle. »   Lun 03 Juin 2013, 10:46

    Un son désagréable mais plutôt puissant inonda les environs. Il semblait venir de la chienne. Je distinguai ses babines retroussées. Comme je m'y attendais, elle grognait. Je me couchai, sereinement. Sa voix teinta, son ton était sec, mais cachait une certaine douceur malgré tout.

    - Je ne partage pas.

    J'eus un petit sourire. Évidemment, personne ne partage. Mais je n'étais pas venue pour ça. Pourquoi prendre la nourriture des autres ? Survivre ? Mouais. Drôle de survie, j'appelle plutôt ça du vol, mais chacun son truc, après tout. J'attendis un petit moment avant de répondre, appréciant ce doux silence, avec sa respiration et la mienne en bruit de fond.

    Je lui répondis enfin d'une voix douce, chaleureuse :

    - Je sais. On ne partage pas ici. Mais je n'en veux pas.


    Je posais ma tête sur mes pattes, j'étais bien décidée à rester là, je ne serais pas la première à partir, du moins. Je n'arrivai pas à distinguer grand chose, mais elle me paraissait mignonne, et de ce que j'avais pu voir plus tôt, jeune et très grande. De longues pattes. Je lui souris à nouveau, même si je doutais fortement que cela se voit.


200 mots ; 4pts ; ajoutés.
Revenir en haut Aller en bas
Anahaël
Fondatrice
avatar


MessageSujet: Re: « Si la joie prolonge la vie, alors je suis immortelle. »   Sam 08 Juin 2013, 14:27



FREEDOM


La louve ne parle pas pendant un petit moment. Je continue de la regardé, babines retroussées, mais je ne grogne plus. Elle a l’air tellement gentil. Ne te fis pas au apparence ! Puis la louve finit par répondre, d’une voix douce, chaleureuse.
QUEEN: « Je sais. On ne partage pas ici. Mais je n'en veux pas.»
La noire pose sa tête sur ses pattes. Elle ne veut pas partit ? Bah, elle fait ce qu’elle veut. Tant qu’elle me laisse tranquille. Je sens son regard sur mon pelage tandis que je continue à manger, me dépêchant tout de même. On ne sait jamais, peut-être qu’au final, elle ma me sauter dessus pour me prendre ma proie. Quand on a faim, c’est l’estomac qui commande, par le cerveau. Et lui, il dit que tous les moyens sont bons pour manger.

Une fois qu’il ne reste plus que des os, je me détends enfin. Je pousse les restes du bon du museau et, profitant du fais que j’ai le ventre plein après un jour de diète, je pose ma tête au sol et ferme les yeux. Mais je finis par les rouvrir, posant mon regard sur l’inconnue qui est toujours là. Je me redresse et croise mes pattes avant. Mon frère aimait beaucoup me faire remarquer que, allongée comme cela, j’avais un air hypocrite. Mon frère aimait beaucoup me taquiner. Mon frère me manque beaucoup.

Je continue de regarder la louve sans ciller, puis un sourire se dessine sur mes lèvres.
FREEDOM: « Comment tu t’appelles ? Moi c’est Freedom !»


250 mots ; 5 points. Etat : ajoutés.
Revenir en haut Aller en bas
Narcotika
Modérateur
avatar


MessageSujet: Re: « Si la joie prolonge la vie, alors je suis immortelle. »   Ven 21 Juin 2013, 10:50

J'observe la jeune chienne finir tranquillement son repas. Elle me regarde, m'observe sans ciller de ses grands yeux, avant de sourire. Je lui rendis ce sourire.

« Comment tu t’appelles ? Moi c’est Freedom !»

A l'entente de son prénom, je souris encore plus. Il lui va bien, car elle paraît libre et très joyeuse.

- Je m'appelle Queen. Mais, tu peux m'appeler comme tu le souhaites !

Je la couve d'un regard maternel. J'ai envie de la connaître, de la protéger, de la prendre sous mon aile. Ou ma patte.. plutôt.

- Tu es toute seule ici ? Pas de famille pour te protéger ?

A son âge, j'avais encore une famille, et je n'aurai jamais survis sans elle. Ce monde hostile qu'est le nôtre. Sans aide, j'aurai déjà abandonné depuis longtemps. Pourtant, elle, semble très bien s'en sortir ! Elle a du caractère, de l'audace, de la joie. Freedom rayonne.

Je relève la tête de mes pattes, me lève même, et m'approche doucement d'elle, tout en gardant une certaine distance. Je ne voudrai pas l'effrayer, ce n'est pas mon but.
Spoiler:
 

150 mots ; 3pts ; ajoutés


Dernière édition par Narcotika le Jeu 04 Juil 2013, 10:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Anahaël
Fondatrice
avatar


MessageSujet: Re: « Si la joie prolonge la vie, alors je suis immortelle. »   Mer 03 Juil 2013, 05:28




FREEDOM


La louve souris un peu plus en m'entendant, ce qui me fait sourir à mon tour.
QUEEN: « Je m'appelle Queen. Mais, tu peux m'appeler comme tu le souhaites ! »
Je penche un peu la tête sur le côté.
FREEDOM: « J'aime bien Queen ! »
Je la regarde sans rien faire, heureuse tout simplement. Elle a l'air gentil, et surtout elle n'a pas l'air d'avoir d'arrière pensée. C'est rare. Des loups et des chiens qui ne t'aime que pour que tu leurs rendent des services, on en voit tout les jours. Ils sont omniprésent. Mais des canidés qui sont gentil jute pour être gentil, ça, ça ne cours pas les rues.
QUEEN: « Tu es toute seule ici ? Pas de famille pour te protéger ? »
Je fais la moue en entendant cette question. Est-ce que je dois le lui dire ? D'autres pourrait nous entendre, et me sentant faible, pourrait profiter de la situation.
FREEDOM: « Si, j'ai mes parents et mon frère. Mais ma mère dit que nous devons commencer à nous débrouiller par nos propres moyen parce qu'elle ne sera pas toujours là pour nous. »
Ca tient la route pour l'instant, reste à ne pas s'emêler dans son mensonge. Queen se lève et se rapproche un peu de moi. Je remue la queue sans pouvoir m'en empêcher, heureuse que quelqu'un me porte de l'attention. Oui, j'aime bien être au centre de l'attention, être le nombril du monde. Ça nous fait nous sentir important, même si on ne l'est pas, du moins la plupart du temps.
FREEDOM: « Tu ne te perds pas dans le labyrinthe toi non plus ? »


300 mots ; 6 points. Etat : ajoutés.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: « Si la joie prolonge la vie, alors je suis immortelle. »   

Revenir en haut Aller en bas
 
« Si la joie prolonge la vie, alors je suis immortelle. »
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Alors je suis retourné dans ma chambre et je me suis écroulé sur mon lit, en me disant que si les gens étaient de la pluie, j'étais de la bruine et elle, un ouragan.
» Si l'amour rend aveugle,alors je suis amoureux~Petite Taupe
» Alors je suis retourné dans ma chambre et je me suis écroulé sur mon lit, en me disant que si les gens étaient de la pluie, j'étais de la bruine et elle, un ouragan.
» Alors, vous prenez un M, et vous ajoutez un E. Ensuite, un N, puis un T. Pour finir, un p'tit O et un S. Alors, qui suis-je ? 8)
» Joie Ineffable

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
CHAP III - Entre blanc et noir. :: Hors Rp :: Hors Jeu :: Corbeille :: Rp :: Les Souterrains :: Labyrinthe Infini-
Sauter vers: